Quiconque a fait un peu d’agriculture sait que les plantes que l’on cultive ne sont pas identiques. Les biologistes nomment ce phénomène variation naturelle. En utilisant la plante Arabidopsis, Vincent cherche à savoir si les épimutations contribuent à la variation naturelle. Plutôt que de changer la séquence ADN, les épimutations modifient chimiquement l’ADN et les protéines qui interagissent avec lui. Ces modifications ont ainsi l’avantage d’être réversibles. Etant donné que les plantes sont destinées à rester sédentaires, à la merci d’un environnement qui change constamment jusqu’à ce qu’elles meurent, ces épimutations, qui sont réversibles, permettent sans doute aux plantes de s’adapter avec souplesse à leur environnement.