« L’épigénétique a toujours été l’ensemble de ces choses bizarres et merveilleuses que la génétique ne sait pas expliquer. »
Denise Barlow (Vienne, Autriche)

« L’ADN est comme une bande magnétique porteuse d’information, mais qui ne sert à rien sans magnétophone. L’épigénétique joue en quelque sorte le rôle du magnétophone. »
Bryan Turner (Birmingham, RU)

« Je prendrais une photo d’un ordinateur et je comparerais l’ADN au disque dur et l’épigénome aux logiciels. On peut accéder à certaines informations sur le disque dur grâce aux programmes installés sur l’ordinateur. Mais il y a certains domaines qui sont protégés par des mots de passe et d’autres qui ne le sont pas. Je dirais que l’on essaye de comprendre pourquoi il y a des mots de passe pour certaines zones alors que d’autres sont libres d’accès. »
Jörn Walter (Sarre, Allemagne)

« Il y a environ deux mètres d’ADN dans un noyau qui ne fait que quelques micromètres. Nous essayons de comprendre les mécanismes qui permettent l’accès à l’ADN, malgré le minuscule volume du noyau. »
Gunter Reuter (Halle, Allemagne)

« La gestion de l’information dans le noyau nécessite qu’une partie de l’information génétique soit extrêmement compactée dans le génome. De plus, une autre partie de l’information génétique doit être activée et marcher en permanence, comme les gènes dits « de ménage » par exemple. Alors l’épigénétique ressemble un peu à la façon dont on organise ses papiers à la maison : on garde à portée de la main ceux que l’on utilise régulièrement, mais on range les vieux bulletins scolaires dans des boîtes que l’on met au grenier. »
Peter Becker (Munich, Allemagne)

« On peut sans doute comparer la distinction entre la génétique et l’épigénétique à la différence entre l’écriture d’un livre et sa lecture. Une fois que le livre est écrit, le texte (les gènes ou l’information stockée sous forme d’ADN) seront les mêmes dans tous les exemplaires distribués au public. Cependant, chaque lecteur d’un livre donné aura une interprétation légèrement différente de l’histoire, qui suscitera en lui des émotions et des projections personnelles au fil des chapitres. D’une manière très comparable, l’épigénétique permettrait plusieurs lectures d’une matrice fixe (le livre ou le code génétique), donnant lieu à diverses interprétations, selon les conditions dans lesquelles on interroge cette matrice. »
Thomas Jenuwein (Vienne, Autriche)